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Après un rapport au vitriol, syndicats et ONG défendent le Cese, lieu du "compromis"
information fournie par Boursorama avec Media Services 08/07/2025 à 09:50

Entre critiques sur le nombre réduit de publications ou encore l'investissement de ses membres, un rapport parlementaire a étrillé le fonctionnement du "Conseil économique, social, et environnemental". De nombreuses voix issues des syndicats et d'organisations de la société civile lui répondent.

( AFP / HUGO MATHY )

( AFP / HUGO MATHY )

"S'en prendre au Cese, ce n’est pas viser une bureaucratie hors-sol". Quelque 70 dirigeants de syndicats et associations montent lundi au créneau pour défendre le rôle du Conseil économique, social et environnemental (Cese), après la publication d'un rapport parlementaire au vitriol critiquant le "trop faible investissement de ses membres" ou des publications peu nombreuses.

"Dans un moment où la société est traversée par tant de colères, de fractures et de défiances, faut-il vraiment fragiliser un des rares lieux où ces voix se parlent, se confrontent et construisent du compromis ?" , écrivent-ils dans une tribune publiée sur le site du Monde.

Les dirigeants de syndicats Sophie Binet (CGT), François Hommeril (CFE-CGC), Marylise Léon (CFDT) ou Frédéric Souillot (FO) et d'associations Gildas Bonnel (Fondation pour la nature et l’homme), Antoine Gatet (France Nature Environnement), Maëlle Nizan (Fédération des associations générales étudiantes, Fage), Bernard Tranchand (Unaf) ou Anne-Marie Couderc (représentante du Medef) figurent parmi les dizaines de dirigeants d’organisations de la société civile représentées au Cese, signataires du texte.

La troisième chambre de la République, au rôle consultatif, a été éreintée la semaine dernière dans un rapport parlementaire critiquant notamment un "très faible" nombre d'auditions, le niveau de rémunération et l'investissement des membres ou le choix des thématiques retenues pour les avis.

"S'en prendre au Cese, ce n’est pas viser une bureaucratie hors-sol: c’est attaquer la voix de plus de 80 organisations, la voix de Français engagés dans des associations, des syndicats, des entreprises, des ONG, des mutuelles, des coopératives", ripostent les dirigeants de la société civile.

Tentation "d’opposer la démocratie représentative aux corps intermédiaires

Ils contestent l'idée qu'une suppression du Cese permette "une économie substantielle pour les finances publiques" en soulignant que son budget "représente à peine 0,006% du budget de l’Etat".

"Bien sûr, le Cese doit continuer à se transformer et à améliorer son fonctionnement: il l’a fait et continuera à le faire", écrivent-ils. "Mais l’étouffement ou le démantèlement ne sont pas une réponse. Au contraire, quand tant d’alertes s'élèvent sur la fragilité de nos démocraties, nous avons besoin de plus de dialogue civil, pas de moins", ajoutent-ils, mettant en garde contre la tentation "d’opposer la démocratie représentative aux corps intermédiaires, la légitimité du vote aux voix de la société organisée".

Le Cese compte 175 conseillers, dont 52 représentants des salariés, autant des entreprises, 45 au titre de la vie associative et 26 au titre de la défense de l'environnement. Il va prochainement faire l'objet d'un rapport de la Cour des Comptes.

8 commentaires

  • 08 juillet 16:19

    Si on justifie les dépenses au nombre de publications ou de réunions , alors la France est arrivé bien bas dans le travail productif , mais on sait cela depuis bien longtemps


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